Dimanche 22 Novembre 2015

Publié le par Marishka

 

Dimanche 22 Novembre 2015

pluie et neigeMétéo : pluie et neige

Matin : 1°C

                      Après-midi : 4°C

Bon, cette fois l'hiver s'installe. Pas encore de neige chez nous, hormis sur nos cîmes, mais c'est suffisant pour nous rafraîchir l'air.

Pour l'instant la magie de Noël n'opère pas, les gens sont "frileux" à festoyer avec une telle ambiance plombée par ces horribles attentats. Les magasins sont désertés : les vitrines parisiennes animées ne sont pas prises d'assaut comme les autres années. Pas le cœur à la fête.

Impressionnantes images, hier aussi de Bruxelles désertée par une alerte maximum en Belgique. Des engins militaires sillonnant les avenues désertées donnaient une impression de guerre. Ça fait froid dans le dos !

Témoignage :

"C’est assez impressionnant quand on connaît l’activité qui règne normalement un samedi matin à Bruxelles, c’est assez impressionnant, il y a des patrouilles, on croise de très nombreux combis sur la route qui tournent dans la capitale et aussi une présence militaire qui est très impressionnante", témoigne-t-il. Il fait état d'une atmosphère particulièrement pesante: "La rue est désertée, il n’y a presque personne". 

Attentats de Paris : les Anonymous passent à l’attaque et dévoilent 9200 comptes Twitter de Daesh.

Il n’aura pas fallu longtemps aux Anonymous pour commencer à agir. Après avoir publié une vidéo menaçant Daesh d’une réaction massive la première attaque a eu lieu. Et c’est sur le réseau social Twitter que l’action a eu lieu.

Selon les propos tenus par l’un des membres, arborant comme toujours son masque blanc, "ces attentats ne peuvent pas rester impunis".

C’est pourquoi les Anonymous du monde entier vont vous traquer. Oui, vous les vermines qui tuent les pauvres innocents, nous allons vous traquer, comme nous avons pu le faire depuis les attentats de Charlie Hebdo […] Attendez-vous donc à une réaction massive d’Anonymous. Sachez que nous vous trouverons et que nous ne lâcherons rien. Nous allons lancer l’opération la plus importante jamais réalisée contre vous, attendez-vous à de très nombreuses cyberattaques. La guerre est déclenchée, préparez-vous. Le peuple français est plus fort que tout et se relèvera de cette atrocité encore plus fort, sachez-le. – Anonymous –

Cette nuit, c’est une liste de 9200 comptes Twitter liés à l’Etat islamique qui ont été révélés. A l’heure où nous écrivons ces lignes, les comptes en question continuent d’être listés sur le réseau social.

Cette action n’est pas sans rappeler plusieurs opérations déjà mise en place par les Anonymous. Ils avaient déjà publié une liste du genre à la suite des attentats contre Charlie Hebdo. Il y a quelques jours maintenant, c’était une liste de membres du Ku Klux Klan qui avaient été dévoilés. Pas de lien avec Daesh pour cette opération mais un combat contre une autre cause. Les Anonymous multiplient ces opérations sur Twitter avec un seul et même objectif : supprimer les comptes en question afin d’abord d’identifier les membres de Daesh mais également de limiter l’action des terroristes.

Car Daesh utilise énormément les réseaux sociaux et internet pour relayer son message de haine et ses actes de barbarie. En court-circuitant ces moyens de communication, les Anonymous contribuent donc à leur manière au combat contre ces actes sordides. Ainsi, les Anonymous demandent aux internautes de partager au plus grand nombre cette liste de comptes Twitter ciblés.

anonymous attaque attentats paris

Pour l'instant pas de démenti à cette information... si ça pouvait être vrai....

Les attentats de Paris, du côté des hôpitaux, qui ont dû accueillir près de 400 blessés.
 

Témoignage d'une infirmière :

"En salle d'op', à chaque balle extirpée, les insultes fusent : les enculés'…"

Elle, précisément, avait entamé sa garde à 18 h 30. “Nous devions déjà faire face à une affluence anormale de malades, nous dit-elle, suite à la grève des médecins qui ont vu plusieurs centres hospitaliers rediriger les patients chez nous. Entre deux opérations, en pause dîner avec les différents services de réanimation et chirurgie, nous avons été contactés par le SAMU, qui nous annonçait des explosions au Stade de France, sans beaucoup plus de précisions. En l’absence de patient et d’information supplémentaires, nous avons attendu et pris des forces, sachant que la nuit allait être longue”. Et de fait, il y eut un second appel du SAMU. “Il était question d’un “pluri-attentat” sur Paris. Dès ce moment, les urgences devaient être vidées, et l’hôpital prêt à accueillir d’éventuelles victimes. Nos premières réactions furent de prévenir nos proches, qui se trouveraient dans les rues de Paris, et leur conseiller de rentrer. Ensuite, on a commencé à se préparer. Nous avons vidé les urgences des cas non compliqués pouvant être pris en charge plus tard pour hospitaliser les patients qui devaient l’être”. Vient alors le moment de prévenir les collègues. “Les administrateurs, chirurgiens, réanimateurs, anesthésistes, infirmiers et infirmières, aide-soignants, urgentistes, internes, externes… tous sont venus en nombre, on a même vu des gynécologues ou médecins des alentours proposer leurs services à l’hôpital.”

A ce moment-là, on ne se rend pas vraiment compte

Quant au sentiment alors ressenti par notre jeune externe : “A ce moment-là, on ne se rend pas vraiment compte de l’ampleur des attaques. Mais l’esprit de groupe était vraiment impressionnant, et les différents services n’ont, d’après plusieurs chefs de clinique, jamais aussi vite et bien collaboré qu’à ces heures.”

Arrivent enfin les premières victimes, après un tri minutieux des équipes du SAMU. Elles viennent du Stade de France. Dès ce moment-là, tout s’enchaîne à toute vitesse. “Les urgences sont pleines, les patients, arrivés par cars entiers, sont dans les couloirs, poursuit notre interlocutrice. Les services d’imagerie médicale fonctionnent à plein régime. Il faut en effet pour chaque patient polytraumatisé – surtout avec plaies par balles dont l’état le permet -, effectuer un body scan pour évaluer l’ampleur des dégâts; connaître les points d’entrée et de sortie, identifier les corps étrangers. Les salles de réanimation se remplissent de patients avec des numéros sur la tête pour toute identification Nous sommes parfois 15 à 20 par salle d’opération – anesthésistes, réanimateurs, chirurgiens orthopédiques, thoraciques, abdominaux – pour nous occuper d’un blessé qui a plusieurs sites d’impact. Pas une salle de chirurgie qui ne soit pas ouverte, en pleine activité.”

En cette nuit de vendredi à samedi, il y a bien plus d’effervescence qu’un jour de semaine. “C’est une situation de guerre que l’on vit, des blessures de guerre que l’on soigne, s’exclame encore cette externe. C’est sûr, personne n’oubliera jamais cette nuit-là, mais dans la carrière de médecin ou futur médecin, d’infirmier ou d’infirmière, c’est peut-être plus encore une étape inoubliable”.

Jamais, je n’oublierai cette nuit

Cette nuit, qui a dû être l’une des plus longues pour beaucoup, passe pourtant très vite pour ces équipes médicales. “ Tout s’enchaîne bien, comme si les équipes y étaient préparées depuis toujours. Toute la nuit et le samedi suivant, les opérations se suivent et… se ressemblent malheureusement en plusieurs points : les patients sont jeunes pour la plupart, et il s’agit toujours d’extirper des balles, éclats de bombes, boulons et de refermer les plaies. Ce qui change, c’est l’endroit où s’est logée la balle, donnant plus ou moins de chance aux blessés. A chaque balle extirpée, les insultes fusent dans les salles de chirurgie : “les enculés”,…” Les balles seront placées méticuleusement, selon leur localisation, dans des pots d’examens, pour la police, à des fins médico-légales. “ Des boîtes et des boîtes se remplissent. C’est impressionnant.”

Plus tard dans la nuit, ce sont les familles puis les journalistes, qui viendront aux nouvelles.
"Dans ma formation de médecin, il est évident que jamais je n’oublierai cette nuit. Nous ne pouvions pas ne pas être là ces dernières heures. Un chirurgien m’a dit : “ Ceux qui préfèrent être chez eux, plutôt qu’ici maintenant, n’ont pas compris leur métier. Cette nuit-là, dans l’horreur, les équipes médicales, du SAMU, de la police… ont travaillé sans compter. C’est une nuit à jamais gravée”.

Un grand bravo à tous ces médecins, infirmier(e)s, ainsi que nos forces de polices !

Je vous souhaite une bonne journée !
 

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