Samedi 6 Octobre 2007

Publié le par Marishka

Samedi 6 Octobre 2007

Me voilà de retour au bercail !
Partis à 9 heures ce matin, nous avons roulé cool et sommes arrivés à 16 h 30.

Mon absence n'a pas arrangé mon blog-Rank. Au moment de mon départ il plafonnait à 18 et là il vient de tomber à 12....
En revanche je viens de passer les 1000 visiteurs ! Ça compense.
Il est vrai que tous mes fidèles lecteurs savaient que je désertais le blog...En outre Rosetina a subi une panne de free et attendait sa Darty box.
Ça m'en fait des choses à vous raconter, comme promis je vais vous en faire un aperçu.
Nous sommes arrivés le 30 Septembre à 15 heures juste au moment du coup d'envoi du match de rugby France-Géorgie (58/10 soit dit en passant). Heureux score pour l'avenir des bleus.
A l'arrivée au château, nous avons fait la connaissance d'Eugénia, la nouvelle compagne de Pierre et de son fils Bogdan, 26 ans. Théo et Adrien les enfants de Pierre et Agnès, étaient également là, ainsi que Nathalie. Tout ce petit monde était encore attablé à 15 heures !
Le repas achevé nous nous sommes tout de suite mis au travail.
Avec Nathalie nous avons commencé à établir les menus pour la semaine. Francis a mis son grain de sel et a demandé un lapin en civet accompagné de polenta...ça, ce sont nos racines italiennes qui parlent.
Dans la soirée avant le repas composé de moules, que Nathalie nous avait cuisinées, nous avons pris l'apéritif dans le salon d'apparat.
Nous l'avons étrenné, c'est la première fois qu'il voyait des invités.
Nous avons dégusté la cuvée 2005 : la cuvée Nathalie.
Excellente cuvée qui promet d'atteindre le maximum de sa qualité dans une dizaine d'années aux dires des connaisseurs.
J'ai choisi ma chambre au rez de chaussée, plus pratique pour une insomniaque comme moi. Pas de plancher qui craque à l'étage et réveille le château.
22 h 30 tout le monde regagne ses appartements, il faut se lever demain, les vendanges commencent. C'est à ce moment là que choisissent Albert et Jacqueline pour arriver. Des amis vendangeurs.
Cette fois c'est bon : extinction des feux.

Lundi 1° Octobre

Il a plu toute la nuit. Pierre et Eugénia qui sont habitués au climat des Antilles ont allumés les radiateurs. 
4 heures du matin je n'y tiens plus il fait trop chaud, le sommeil m'a définitivement abandonnée, je vais fumer une cigarette, à l'abri sur le pas de la porte de la salle à manger. Vers 5 heures je me rendors.
7 heures, du bruit venant de la salle à manger m'éveille à nouveau. C'est Pierre qui est en train d'ordonner la table pour le petit déjeuner familial.
Les 9 assiettes coiffées d'un petit bol, 1 yaourt nature près de chaque couvert, les croissants, la confiture, les jus de fruit, les 15 000 sortes de pain, la bonne odeur du café, qui se répand dans la salle à manger, rien ne manque ! Tout ça me réconcilie avec la mauvaise nuit que je viens de passer. Les vendangeurs arrivent. Ils pestent, il pleut...
Parmi la horde de vendangeurs : Nathalie (la seule fille, puisque Rosetina n'est pas venue), Pierre (avec parcimonie), Francis, Albert.
Avant de filer dans les vignes Nathalie court au super marché du coin.
Il faut prévoir le casse-croûte des vendangeurs, pour 9 h 30. 
Avec Jacqueline nous sommes chargées de les ravitailler en saucissons, terrines, fromages, pain, café, eau, jus de fruits brioches etc....
Tous les vendangeurs apprécient notre venue au bout des rangées de ceps. ils accourent tous, sans réticence.
Puis il faut vite courir au château, préparer le repas. Tout le monde est de retour à 12 h et repart à 13 h 30. Il ne nous faut pas être en retard à la cuisine. Pour aujourd'hui : cuisses de canard confites, haricots verts et tomates provençales.
Dans la matinée j'ai eu le temps de confectionner une mousse au chocolat, un régal de Pierre.
Il a confié à Alex, lorsqu'elle est allée aux Antilles, que jamais il n'avait mangé une mousse au chocolat, comme notre mère la faisait.
Il m'est alors revenu que mon père appréciait particulièrement ma mousse au chocolat. " C'est chez toi qu'elle est la meilleure... " 
me disait-il. Et pour cause, j'ai la recette de notre mère...
Nous avons eu du mal à trouver un instrument culinaire adéquat qui nous monterait les blancs en neige...Elle n'est pas aussi aérée que celle que je fais chez moi. Pierre aussi le reconnaît et me dit : " Presque comme celle de la maman ! " Et oui il me dit qu'elle est moins légère...j'ai utilisé un robot. 
L'année prochaine c'est décidé j'emmène mon batteur. Chut...il ne faut pas le dire à Francis....
Ceci dit, c'est quand même Pierre qui a léché le plat !
Nathalie me fait alors remarquer que ma mère n'avait ni batteur électrique, ni robot ménager...c'est vrai ça...mais avec quoi montait-elle ses blancs en neige ? et je ne me souviens pas non plus avoir vu un quelconque fouet à la maison....

La mousse au chocolat de ma maman :

Ingrédients :

- 3 tablettes de 100 gr de chocolat à croquer. Pas de chocolat  
  dessert...je trouve qu'il est moins bon qu'un " Poulain "...
- 6 œufs.
- 20 gr de beurre.
- 1 cuillère à soupe de lait.
- 2 cuillères à soupe de sucre en poudre.

- Faire fondre le chocolat en morceaux à feu doux, avec le beurre et le 
  lait.
- Séparer les jaunes et les blancs d'œufs.
- Dans les jaunes ajouter le sucre et bien remuer jusqu'à ce que le 
  mélange " blanchisse ".
- Les ajouter au chocolat fondu et légèrement refroidi.
- Monter les blancs d'œufs en neige, bien ferme.
- Mélanger délicatement les 2 préparations et laisser prendre au
  réfrigérateur.

Une variante : on peut ajouter une cuillère de rhum au mélange chocolat. Moi j'ai voulu respecter la recette de ma mère qui ne mettait pas de rhum.

A côté j'avais les 2 autres " cordons bleus " : Françoise et Jacqueline, qui essayaient de me mettre des bâtons dans les roues.
Françoise me disait : mais, tu mets trop de chocolat...tu mets tout ça ?
" Et oui, je mets tout ça ! "
Tu peux ne mettre qu'un blanc d'œuf et tu ajoutes de l'eau pour le monter en neige, ça te donne une quantité aussi importante que si tu mettais les 6...
" Ha oui ? et les cinq autres blancs je les jette. "
Jacqueline : ha ? tu mets tout ça en beurre ?
" Hé les femelles foutez-moi la paix je fais la recette de ma mère, pas la votre ! "

Le soir au menu : huîtres à volonté. Tant pis pour ceux qui n'aiment pas, il y en aura plus pour les autres...moi en l'occurrence.

                        Vendanges-2007-001.jpg
                        
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                                           Le patriarche 

Mardi 2 Octobre

C'est aujourd'hui qu'Alex et Cédric vont rencontrer le Dr Hoffmann pour Anouchka. Son état est stationnaire quoique de plus en plus somnolente...
Pour midi, avant le départ de Nathalie ce soir, nous cuisinons des tomates et poivrons farcis.
Ce matin j'ai œuvré dans la cuisine, mes pensées sans cesse tournées vers Anouchka.
On attend ces foutus résultats. 

La nouvelle est tombée après ces lignes...dure implacable, révoltante.
La 2° biopsie effectuée désigne sans équivoque une tumeur cancéreuse...nous laissant à nouveau dans un grand désarroi.
Au fond de nous résidait un mince espoir, nous voulions y croire et ce soir tout s'écroule...
Alex et Cédrik tout aussi bouleversés ont eu une idée saugrenue.
Ils ont demandé l'autorisation à l'infirmière d'emmener Anouchka dans son lit pour une sortie dans la cour de l'hôpital.
Autorisation accordée.
Les voilà tous les 2 à embarquer Anouchka endormie dans son lit.
Le grand couloir, le monte-malades, la progression est difficile, les roues du lit se bloquent sans arrêt le lit ne va pas dans la direction souhaitée. Ce ne sont pas des experts et le lit cogne les murs, les parois du monte-malades. Anouchka finit par s'éveiller :
" On va où ? " 
Eux qui ne voulaient la réveiller qu'une fois arrivés dans la cour...ils lui disent que c'est une surprise...
Il fait un temps magnifique, une température de 27°, ils veulent absolument lui montrer le soleil qui brille effrontément.
Les voilà enfin arrivés dans la cour de l'hôpital. 
Anouchka découvre un plafond tout peint en bleu.
" Mais non, Anouchka, regarde c'est le ciel bleu ! "
Elle est ravie de cette promenade incongrue, et apprécie le jardin, la fraîcheur de l'air. Trop contente de pouvoir quitter sa chambre moite.
Une demie heure plus tard le convoi exceptionnel reprend le chemin du retour.
Les 2 cousins sont satisfaits. Ils lui ont montré ce soleil éclatant qu'elle n'a plus vu depuis plus d'un mois.
Alex, les trémolos dans la voix m'explique qu'il n'y aura plus beaucoup de beaux soleils comme ça....

Mercredi 3 Octobre

C'est l'anniversaire de Francis. Il a eu droit à une aubade le matin dans les vignes au moment du casse-croûte, quand j'ai annoncé l'évènement aux vendangeurs.
Mais le soir, Eugénia ne voulait pas passer à côté de l'évènement. 
Aussi après s'être concertées entre " cuisinières " je suggère de goûter à un menu antillais. Tout le monde se range à mon idée, ce sera un 
" Colombo " qu'Eugénia va nous confectionner, à merveille et de main de maître.
Le soir la table est dressée dans le salon d'apparat.

                                Vendanges-2007-012.jpg

                                      Vendanges-2007-013.jpg

Bogdan qui vit à Bordeaux-même, nous a rejoints. 
Les petits plats sont mis dans les grands, l'argenterie sortie de son écrin.
Eugénia a grimpé sur la table et allume les bougies du lustre magnifique. Tout est parfait. Peut-être aurions-nous dû prévoir les robes de soirée et smokings....Ce repas a quelque chose d'irréel...j'ai l'impression de m'être trompée d'endroit...
Pour fêter l'anniversaire de Francis il y a 3 gâteaux ! Pas de bougies...Pierre lui fait souffler une allumette !

                         Vendanges-2007-016.jpg

Le Colombo est un régal.

A midi : J'avais confectionné mon traditionnel gratin dauphinois (en géant) et un délicieux rosbeef. 
Pas de fausse note dans le concerto culinaire et mes 2 plats font vite l'unanimité. Il me faut expliquer à maintes reprises aux convives, comment je m'y prends pour réussir un tel rosbeef, bien saignant.

Piquer d'ail le rôti, le faire revenir de toutes parts à feu vif dans un fond d'huile, dans un autocuiseur.
Fermer l'autocuiseur et compter 5 minutes de cuisson par kilo, à partir du " chuchotement de la soupape. "
10 minutes pour mon rôti de 2 kg. 
Ouvrir aussitôt après la cuisson.
Ainsi le rôti présente des tranches cuites sur leur pourtour et l'intérieur est bien saignant. J'ai eu à me " battre " avec Françoise et Jacqueline qui me suggéraient de le faire cuire 5 minutes par livre...Heureusement que j'ai su m'imposer ! Il fut un régal !

L'après midi Agnès est venue nous rendre visite au château. N'ayant pas de chauffeur pour me rendre à Bordeaux, elle a eu la gentillesse de faire elle-même le déplacement. 
Nous avons devisé nonchalamment sur la terrasse, au soleil.
Une visite qui m'a fait bien plaisir.
Le lendemain elle attendait la visite de son frère, pour fêter en famille l'anniversaire de sa maman.
Bon anniversaire Marie !

Jeudi 4 Octobre

Quelle coïncidence ce soir c'est l'anniversaire de Bogdan : 26 ans.
Pas de petits plats dans les grands mais le reste de Colombo...et ceux des gâteaux...Pas de pot !
A midi nous avions eu droit au lapin que convoitait Francis avec la polenta.

Vendredi 5 octobre

Encore un anniversaire, décidément ! Celui de Virginie. Je le lui souhaite à distance...On fera mieux à mon retour.
Depuis hier les vendanges sont finies, et ce matin comme les années précédentes les vendangeurs et Eugénia, pour qui c'est une première, ont décidé d'aller aux champignons avec Patrick, l'ouvrier de Pierre, comme guide.
Fin de matinée, ils reviennent pratiquement bredouilles : 2 cèpes garnissent leur panier...un peu juste pour l'omelette de ce soir. Qu'à cela ne tienne Pierre va faire des emplettes et revient avec un cageot de cèpes ! 
Ils nous régaleront au menu ainsi que des coquilles St Jacques, hum !!!!
Pour midi Jacqueline nous avait fait une énorme potée avec une montagne de cochonaille !
                         
Samedi 6 Octobre

Grand branle-bas de combat ce matin aux aurores. C'est le jour de notre départ. Toutes les bonnes choses ont une fin.
Pendant notre petit déjeuner Pierre confectionne un de ses gâteaux aux raisins qui a sa prédilection. Tu l'apporteras à Anouchka me dit-il.
Nous sommes fin prêts et attendons la fin de la cuisson du gâteau pour mettre les voiles. Nous l'emportons tout chaud.
Demain visite à Anouchka avec ce qui reste du gâteau entamé en route par Françoise...(la moitié).

                      Vendanges-2007-029.jpg
                        Pierre et le gâteau. Le même que celui qu'il a 
                          fait pour Anouchka.

A noter :

Pierre a occupé plusieurs de mes après-midi à garnir des barquettes de grains de raisin, à mettre au congélateur. Chaque fois que je croyais avoir fini, il me dégotait des barquettes et encore et encore....je n'en voyais plus la fin. Par contre lui ne verra pas la faim : je lui ai rempli une vingtaine de barquettes d'un kilo !
Une barquette par gâteau....20 gâteaux....20 kilos ?
Attention Pierre, Eugénia t'a à l'œil !

                      
                
                                                                      

                          
                                             


 






 

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CARAMBAOLE :0114: 03/10/2008 06:35

  la cuisson d'un roti,toujours un dilemme,car moi je l'aime saignant et josée bien cuit,