Mercredi 17 Octobre 2007

Publié le par Marishka

Mercredi 17 Octobre 2007


                                             89 ans !
 
C'est l'âge qu'aurait eu notre père, aujourd'hui, s'il était encore de ce monde...

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Une photo de lui, prise lors d'un passage du tour de France, peut-être à l'Alpes d'Huez, en 1975. 
Je me repère pour la date grâce au petit garçon, assis devant lui et qui le regarde. 
Il s'agit de Nicolas, le fils de Pierre et Marielle, qui devait avoir environ 7 ans...

Lorsque le tour de France était de passage dans notre région, nous ne manquions pas, toute la famille, chargée de victuailles pour le pique-nique, d'aller à la recherche d'un point stratégique, pour voir passer les coureurs.
Une vraie expédition ! Nous partions le matin et nous nous rendions à pied à l'endroit choisi par notre père. Quelquefois un minuscule coin d'herbe au bord de la route...nous ne parlions pas encore de pollution à cette époque.
Une attente qui durait des heures...
On voyait alors les coureurs arriver et passer à toute allure sous notre nez...nous n'avions même pas le temps de les voir...
Mais nous étions contents de notre sortie et l'animation de cette manifestation. 
C'était une fête pour nous les gosses, et sans doute pour notre père.
L'essentiel était de dire : " Nous sommes allés au tour de France...même si nous n'avions rien vu..."

Je me souviens aussi d'un pique-nique que nous avions fait à Uriage, avec des amis de la famille.
Là aussi une vraie expédition.
Toute la famille était répartie sur des vélos. 
Je me souviens de ma mère juchée sur le porte-bagage du vélo de Francis.
Il était costaud Francis, il pédalait dur, il y avait une sacrée côte à grimper...
La maréchaussée avait coupé l'élan de leur ascension en les verbalisant, d'un PV de 5 francs à l'époque.
Je ne me souviens pas pourquoi, ils ont été verbalisés. Peut-être est-ce rangé dans un coin du cerveau de Francis. Je vais faire la lumière la dessus. 
Si petite que j'étais, je me souviens d'avoir été indignée par ce procédé, et je ne cessais de dire à ma mère que 5 francs c'était le prix de la robe-blouse qu'elle venait de  s'acheter...pour aller pique-niquer...

Cet épisode a vite été effacé par la merveilleuse journée que nous avions passée dans le parc d'Uriage. 
La seule, nous n'y sommes jamais retournés. La peur du gendarme ? Possible.

D'autres expéditions dont je me souviens.
Tous les 2 ans environ nous nous rendions en Italie, dans le Piemont, rendre visite au seul frère de notre mère. 
Mon " tonton préféré " qui me faisait rêver.
Nous voyagions en train, et toute la famille était harnachée de bagages divers. 
C'est qu'il en fallait des vêtements pour 5 enfants, 2 adultes et 15 jours de vacances...
Nous étions nous aussi les " petites " mises à contribution.
Nous transportions nos chaussures dans des valisettes qui avaient contenu le trousseau de nos poupées...
Un épisode comique : la valisette d'Anouchka s'était ouverte et les chaussures s'étaient répandues en pleine gare...
Je me souviens aussi des longues heures d'attente de correspondance de train à Bardonechia, nos parents nous faisaient patienter devant un verre de limonade, sur la terrasse ombragée d'un café en face de la gare.

 

Hier toutes les personnes qui ont visité Anouchka en sont revenues plus ou moins ébranlées...
En effet, elle est d'une extrême fatigue et n'a communiqué avec personne : L'effet chimio ?
Le Dr. Hoffmann, rencontré par ses enfants, souhaite la continuer...
Chimio ou pas, elle est fatiguée et s'il y a un mince espoir, il parle de 50% de résultat, il préfère mettre toutes les chances de son côté.
Aujourd'hui, nous sommes à 3 jours de traitement, encore 2 jours... 

Cet après midi, dès Elisa récupérée par Alex, je descends sur Grenoble, lui faire une visite.

Elisa qui comme les mardis précédents s'est endormie, en revenant de l'école, sur le chemin du retour...Je n'ai pas eu à rouler longtemps...5 minutes et elle était dans les bras de Morphée, le goûter abandonné sur ses genoux. 
J'ai eu un mal fou à l'éveiller à notre arrivée. Avec Virginie nous sommes revenues chargées comme des bourriques et nous ne pouvions pas la porter...
Là, 8 heures, la petite chérie dort encore, elle reprend des forces pour attaquer cette journée : elle se ressource !

Ce matin je vais devoir l'emmener au supermarché...ça promet !
J'ai l'intention de faire une mousse au chocolat, et il me manque du...chocolat...
Vous allez rire..ce qui me fais rager et culpabiliser, c'est que je l'avais déjà acheté en prévision de la mousse que j'avais prévu de faire, mais j'ai mangé 2 tablettes sur les 3...
Bon...pas d'un coup quand même !



Une leçon de français :

Et je fais appel à Agnès :
Dans ma phrase ci-dessus, j'ai un gros doute sur l'accord du participe passé : " prévu "...
Il me semble que si j'avais mis simplement : 
" la mousse que j'avais prévue " : le " e " était justifié.
Mais :
" La mousse que j'avais prévu de faire ", je crois que le " e " ne se justifie pas...qu'en est-il ?





 

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Agnès 17/10/2007 14:47

Exact pour l'accord de la mousse (au chocolat) - et logique: "la mousse que tu as prévue", c'est la mousse qui a été prévue, tu accordes avec la mousse, féminin singulier. "La mousse que tu as prévu de faire", c'est "faire" (la mousse) qui a été prévu: tu accordes, mais avec "faire (la mousse)donc au masculin singulier. Que c'est beau l'orthographe! En fait, c'est très logique...Sinon, bravo pour les photos.. Et courage pour les nouvelles d'Annie: si l'on ne fait rien, on connaît l'issue, si l'on soigne il y a un réel espoir.