Lundi 5 Novembre 2007

Publié le par Marishka

Lundi 5 Novembre 2007


Hier mon programme établi, le matin, a été contrarié par ma sacro sainte... sieste l'après midi...
Pleine de bonne volonté pour m'activer sur le buffet, je ne l'ai finalement, pas touché.
Fin de matinée, après les courses dominicales, tabacco du coin, je me suis attelée au repas. 
Et oui, le soir Alex allait débarquer, avec les enfants à point d'heure (de retour du midi, encore) et il fallait prévoir qu'ils allaient avoir faim...
Bien m'en a pris, à 22 heures la marmaille était attablée, affamée et bien réveillée.
Après le déjeuner, je me suis posée, sur le canapé pour un petit ¼ d'heure de détente. Un petit ¼ d'heure qui a duré plus d'une heure !
Il faut bien avouer que depuis plusieurs jours, ce ne sont pas mes 4 heures de sommeil par jour qui me retapent... là, je me suis écroulée.
Après ça, je n'avais plus rien envie d'entreprendre : place à la paresse ! Je me suis laissée aller dans cette douce léthargie, qui m'avait envahie : le buffet attendra...
Le ciel gris du matin, n'a pas laissé le moindre rayon de soleil filtrer, la grisaille s'était installée pour la journée. Un vrai temps d'automne. Pouah !!!!

Le soir j'ai donc retrouvé, toute la petite famille avec plaisir. 
Le dîner a été vite expédié et Alex est repartie avec les grands, me laissant Elisa. 
Une petite Elisa toute gentille, qui était contente de retrouver Mamie, après quelques jours d'absence. Elle me répétait que je lui avais manquée... Alex a confirmé ses dires, à plusieurs reprises, elle lui a confié qu'elle voulait voir Mamie...

Ce matin au programme, (cette fois c'est sûr) : peintures.
Pour moi, le buffet. 
Afin qu'Elisa ne vienne pas mettre sa griffe sur ma déco, hier je lui ai acheté une boîte de tubes de gouaches, au tabacco. 
Je n'ai pas trouvé de boîte avec des " pastilles ", plus facile pour un enfant... Je lui mettrai un peu de chaque couleur des tubes, dans les alvéoles d'une boîte à œufs, en plastique. 
Attention, ça va donner !
Hier soir, elle s'est endormie avec cette idée de peintures en perspective et elle en était toute excitée.
J'avais peur ce matin, de la voir débarquer en même temps que moi à 5 heures...

Aujourd'hui c'est sa fête ! Sainte Elisabeth...
J'avais une " connaissance " prénommée Elisabeth, qui ne vivait passionnément que pour la gent canine... elle me disait clairement 
" détester " les enfants, vu qu'elle n'en n'avait jamais eus... 
Je lui avais donc annoncé la naissance de ma petite-fille.
Par politesse, elle avait esquissé la question de savoir comment s'appelait la petite. 
Ma réponse a été à la hauteur de son indifférence avérée : 
" Elle s'appelle comme toi, mais sans beth ! " 
(Mais dans mon esprit : bête) Et tac !

5 novembre... Ça me rappelle un fait qui s'est déroulé en 1980.

Alex, avait alors 4 ans...
Dans la soirée, elle jouait avec Jérôme et Virginie dans sa chambre, quand elle vient me voir en pleurant, me disant entre 2 sanglots, qu'elle avait avalé une pièce...
Une pièce de quoi ? 
Je finis par savoir qu'il s'agit d'une pièce de monnaie, extirpée d'une tirelire... 
Quelle grosseur, la pièce ?
J'étale de la mitraille de mon porte-monnaie et lui demande, comment était la pièce. Sans hésitation elle me montre : 10 centimes...
Je ne m'affole pas... la pièce est passée, elle ne l'étouffe pas.
Par acquis de conscience, je la conduis à la clinique toute proche. 
Et la radio effectuée, nous montre bel et bien une pièce de monnaie...
Le médecin, me rassure. 
L'objet est bien rond, il n'y a pas de danger, la pièce ressortira par les voies naturelles, dans un jour ou deux : à surveiller... nous sommes mercredi, si samedi, la pièce n'est pas sortie, il faudra refaire une radio.
Samedi... toujours pas de pièce. La radio nous la montre bien en évidence, dans l'estomac...
Là, ça devient plus sérieux. La pièce va rouiller et il faut l'enlever chirurgicalement. Ça consiste en une incision qui va être pratiquée au niveau de l'estomac et de crocheter la pièce par l'ouverture pratiquée...
J'en suis malade...
Rendez-vous est pris à la clinique pour le lundi matin.
Après un week-end, où angoissée, je surveille encore la sortie de la pièce, nous nous rendons résignés, le lundi matin, à la clinique.
Je confie la petite aux infirmières qui sont venues me la chercher dans la salle d'attente.
Je me prépare à une attente insoutenable, quand je vois une infirmière, revenir avec Alex, dans ses bras...
" Vous pouvez la ramener chez vous, on ne l'opère pas, la pièce n'est plus dans l'estomac et elle a pris le chemin des voies naturelles ! "
Ouf ! il s'en était fallu de peu !
Le chirurgien avait eu la bonne idée de refaire une radio, juste avant d'ouvrir...
Le soir, la pièce était expulsée. Elle était toute noircie, elle commençait à rouiller.

pi--ce-Alex-001.jpg pi--ce-Alex-002.jpg
Pas de doute !                           La pièce noircie...


Alex, petite était comme sa fille Elisa. Une cyclonnette !
Elle était sans cesse collée à son frère Jérôme, et le suivait dans tous ses jeux, dans le jardin de la résidence, où nous habitions alors. 
Jérôme acceptait sans rechigner sa petite sœur, au milieu de la bande de petits copains. 
Ah, je ne l'aurais pas vu jouer avec Virginie, aux Barbies... les jeux de garçons l'intéressaient bigrement mieux.
Un jour, Jérôme est venu me chercher, affolé :
" Maman, Alex est dans le cerisier et n'arrive plus à descendre..."
" Mais comment est-elle montée la haut ? "
" Avec les copains, on l'a aidée à monter, mais on n'arrive pas à la faire descendre..."
J'arrive au pied de l'arbre... je ne sens pas l'âme d'un singe pour faire une grimpette... Entre-temps le petit voisin est allé chercher son père.
Bonne idée, je le vois arriver avec une échelle.
Il est monté récupérer une Alex, pas affolée le moins du monde et qui attendait sagement la délivrance, perchée sur une branche...
Plus tard, elle grimpera et descendra toute seule de ce cerisier. 
Il m'arrivait de la chercher, je la trouvais alors, la haut perchée camouflée dans le feuillage.

Un jour, nous venions d'aménager depuis peu dans la résidence.
Alex avait près de 4 ans. 
Je la vois arriver à la maison, en tenant par la main une petite fille, qui savait à peine marcher...
Elle me claironne : 
" Regarde, maman, ce que j'ai trouvé ! Elle est à moi, c'est moi qui l'ai trouvée... "
Je suis partie en quête des parents. Leur petite, leur avait faussé compagnie, alors qu'ils étaient affairés à leur emménagement dans la résidence...
J'ai eu beaucoup de mal à expliquer à Alex, qu'on ne pouvait pas la garder...  



   

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